jeudi 6 mai 2010

Genre "Parlons Littérature"



Une nouvelle chronique, genre "parlons littérature" sans prétentions aucunes, juste nos envies et choix du moment.

Lau

De New York dans les années soixante-dix, Edmund White écrit : « C’était une ville brasseuse, dangereuse, en faillite, la plupart du temps sans services municipaux. Les ordures s’entassaient et empestaient pendant les longues grèves des éboueurs. Une panne d’électricité générale déclenchait des jours et des jours de pillage. Nous, les gays, portions un sifflet en sautoir pour appeler les autres à la rescousse quand l’un d’entre nous était attaqué dans la rue par les bandes des cités, entre Greenwich Village et les bars cuirs du West Side. Le côté positif, c’est que la ville était bon marché. » Si New York apparaissait comme un lieu effrayant ou risible au reste du pays, c’était le seul port franc du continent tout entier. New York s’imposait comme la ville de tous les possibles, de toutes les ébullitions et de toutes les transgressions, où une intelligentsia de peintres, chorégraphes, romanciers et poètes s’efforçait de pratiquer l’art le plus élevé, et où la vie nocturne n’était pas un vain mot. « En résumé, New York dans les années soixante-dix était un dépotoir avec de sérieuses aspirations artistiques. » Edmund White revient sur cet improbable chaos urbain, entre découvertes culturelles et ébats érotiques, dans lequel il a fait ses débuts d’écrivain. Chroniqueur de lui-même, ce « city boy » décrit aussi bien sa vie, sa libération sexuelle et son émergence littéraire que ses rencontres avec quelques-unes des célébrités les plus en vue du moment., mêlant autobiographie, histoire sociale et savoureuses anecdotes.

Aucun commentaire:

 

blogger templates | Make Money Online